Carte à débit différé : un visa pour l’endettement

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en novembre 2019

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La carte à débit différé s’oppose au débit immédiat. Cette carte est en principe plus avantageuse :

  • Pour les ménages dont les comptes fluctuent fortement, et qui ne disposent donc pas toujours, lorsqu’ils en ont besoin, de liquidités pour faire leurs achats.
  • Les dépenses réalisées avec une carte à débit différé ne sont pas retirées de votre compte au moment du paiement, mais à la fin du mois.
  • Vous n’avez donc pas besoin de disposer de liquidités au moment de vos achats, car ils apparaissent sur votre compte, en principe au même moment que votre paye.
  • Même à sec, vous pouvez ainsi dépenser.

Risques de la carte à débit différé

Ce sont essentiellement les ménages en difficulté financière qui se révèlent intéressés par la carte à débit différé. Le rapport publié en 2010 par le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), fait état de cette situation :

  • Il chiffre à 10 % les ménages en situation de pauvreté possédant une carte bancaire à débit différé.
  • À 13 % les bénéficiaires de minima sociaux tels que le RSA en détenant une.

La banque, elle, est gagnante puisque le client doit lui verser des agios s'il dépasse son solde.

La situation est préoccupante :

  • d’une part, cette carte est plus coûteuse qu’une carte traditionnelle, à débit immédiat ;
  • d’autre part, parce qu’à moins de comptabiliser précisément ses dépenses par rapport au solde du compte, le risque d’endettement est élevé ;
  • selon le site Que-Choisir, le compte est consulté seulement une fois sur trois au moment du paiement.

Solution alternative : la carte à autorisation systématique

Une alternative à la carte à débit différé, la carte à autorisation est très répandue à l'étranger et s'instaure doucement en France. Elle a pour but de limiter les dépassements :

  • Cette carte offre un cran de sûreté en contrôlant à chaque paiement la solvabilité du compte.
  • Selon l’association UFC Que-Choisir, le nombre de cartes à autorisation systématique s’est multiplié par six en 10 ans de 1999 à 2009.
  • Dans plusieurs pays européens, ces cartes sont la norme, tandis qu’en France elles sont généralement réservées aux clients « à risque » :
    • qui n'ont pas ou plus de chéquier ;
    • qui ont ouvert un compte de dépôt dans le cadre d'une procédure de droit au compte à cause d'un refus de la part d'une banque.

Toutefois, cette carte a certains inconvénients :

  • les transactions sont longues ;
  • le paiement s'avère impossible dans plusieurs lieux comme les péages ou les distributeurs de carburants.

Le surendettement touche un grand nombre de personnes. Faites tout pour l'éviter en visitant nos sites :

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